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Articles - Les OGM, les souris et nous |
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"Les souris nourries au maïs OGM "MON 810-NK 603" se reproduisent moins bien que les autres" (Le Monde, 18.11.08)

<< U ne étude toxicologique, rendue publique mercredi 12/11/08, pose de nouvelles questions sur les effets de certains organismes génétiquement modifiés (OGM) sur les êtres vivants. Menés par les chercheurs du département de médecine vétérinaire de l'université de Vienne (Autriche), ces travaux suggèrent que des souris nourries avec un maïs de deuxième génération - pourvu de deux constructions génétiques distinctes (MON 810-NK 603) - ont un succès reproductif inférieur à celles nourries avec la même variété de maïs non génétiquement modifiée. L'étude compte au nombre des très rares travaux toxicologiques sur les OGM financés par les deniers publics etnon commandités par l'industrie.
Deux protocoles expérimentaux ont été utiliés dans cette expérience. Le premier a consisté à suivre, sur quatre générations, des groupes d'animaux exposés aux maïs conventionnels et génétiquement modifiés. "Du point de vue des capacités reproductives, ce protocole n'as pas révélé de différences statistiquement significatives entre les groupes." explique Jürgen Zentek, principal auteur des recherches. Les rongeurs exposés à l'OGM et leur déscendants sur quatre générations, elles mêmes exposées a l'OGM, ont eu grosso modo la même capacité à se reproduire que les autres animaux.
Dans la deuxième partie de l'expérience, une même génération d'animaux a donné naissance à quatre portées consécutives. "De manière inatendue", selon M.Zentek, ce protocole a montré que les 3ieme et 4ièmes portées issues des rongeurs nourris au maïs modifié étaient significativement plus petites que celles issues des bêtes nourries au mais traditionnel. Ce groupe de 48 individus a en effet généré 1035 naissances, tandis que celui nourri aux OGM seulement 844.
 Pourquoi les deux protocoles donnent-ils des résultats si différents ? "Dans le second, l'organisme des femelles a été très sollicité et soumis à un stress plus grand puisqu'elles ont du mettre bas et nourrir plusieurs portées consécutives." explique M.Zentek. L'exposition au maïs transgénique en question pourrait donc n'avoir un effet sur la reproduction qu'en situation de stress.
D'autres investigations approfondies ont été réalisées sur l'analyse de sang, la mesure du poids des organes, etc. Les cellules intestinales des animaux nourris ou non à l'OGM ojnt été observées par microscopie électronique. "Il en ressort des différences qu'il est difficle d'interpréter" , commente Gérard Pascal, ancien directeur scientifique de la nutrition humaine et de la sécurité alimentaire à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) Mais ces "différences" ne sont pas pathologiques....
Très prudents dans leurs conclusions, les auteurs appellent à une poursuite des travaux pour confirmer ces résultats inédits.>>
Il ne serait pas étonnant que dans les années à venir, nous découvrions d'autres "surprises" de ces chèrs (!) organismes modifiés génétiquement....  mis à jour et en ligne le 17/01/09
Date de création : 18/02/2009 » 10:52
Dernière modification : 18/02/2009 » 10:52
Catégorie : Articles
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